Une bague de 10 grammes ne contient pas forcément 10 grammes d’or. Une pièce ancienne peut valoir davantage que le métal dont elle est faite. Et le prix de l’or affiché sur Internet n’est pas nécessairement le montant qu’un acheteur proposera pour un bijou. Pour comprendre une estimation, il faut distinguer la quantité d’or, la valeur éventuelle de l’objet et le prix de rachat réellement offert.

Ce lexique rassemble les termes utiles avant de vendre de l’or en Suisse, que vous possédiez une chaîne cassée, des bijoux hérités, des Vrenelis, une montre ou un lingot.

Comprendre ce que contient un objet en or

Alliage
Un alliage est un mélange de plusieurs métaux. Les bijoux ne sont généralement pas fabriqués en or pur : d’autres métaux sont ajoutés pour modifier leur résistance, leur couleur ou leurs propriétés de fabrication. C’est pourquoi deux bijoux qui pèsent chacun 20 grammes peuvent contenir des quantités d’or différentes.

Carat
Lorsqu’il désigne la pureté de l’or, le carat exprime une proportion sur 24. Un bijou de 18 carats contient 18 parts d’or pour 24 parts d’alliage, soit 75 % d’or. Attention au contexte : le carat utilisé pour une pierre précieuse est une unité de poids.

Or 9 carats
Or dont l’alliage contient 37,5 % d’or fin. Il est souvent associé au marquage 375. Le reste de l’alliage est composé d’autres métaux.

Or 14 carats
Or contenant 58,5 % d’or fin, généralement indiqué par le nombre 585. À poids égal, un objet de 14 carats contient davantage d’or qu’un objet de 9 carats et moins qu’un objet de 18 carats.

Or 18 carats
Alliage contenant 75 % d’or fin. Son indication de titre habituelle est 750. C’est un titre fréquemment rencontré en joaillerie.

Or 24 carats
Expression courante pour parler d’un or très pur. Pour connaître la pureté précise d’un produit, il faut regarder son titre : un lingot portant l’indication 999 contient 999 millièmes d’or fin.

Or fin
Or pur contenu dans un objet, indépendamment du poids des autres métaux de l’alliage. Si une bague entièrement métallique pèse 12 grammes et possède effectivement un titre de 750 millièmes, elle contient théoriquement 9 grammes d’or fin : 12 × 0,750 = 9.

Titre
Proportion de métal précieux pur exprimée en millièmes. Le nombre 750 correspond à 750 parts d’or sur 1 000 parts d’alliage. Le titre est une donnée essentielle de l’estimation, mais il faut encore connaître le poids de métal auquel il s’applique.

Or jaune
Or dont l’alliage présente une teinte jaune. Cette couleur ne révèle pas à elle seule sa pureté : un objet très jaune n’est pas automatiquement plus riche en or qu’un objet plus pâle.

Or blanc
Alliage d’or à l’aspect clair, parfois recouvert de rhodium pour obtenir une finition plus blanche. Un bijou en or blanc peut être en 18 carats, en 14 carats ou à un autre titre. Sa couleur ne suffit donc pas à fixer sa valeur.

Or rose
Or dont la teinte rosée provient notamment de la composition de l’alliage. L’or rose n’est pas une catégorie de pureté : on doit, là encore, vérifier son titre.

Or rouge
Désignation employée pour un alliage à la nuance plus cuivrée. Comme pour l’or rose, la couleur donne une indication sur l’apparence de l’alliage, pas sur la quantité exacte d’or fin.

Or massif
Dans le langage de la bijouterie, cette expression sert à distinguer un ouvrage constitué d’un alliage d’or d’un objet simplement recouvert d’or. « Massif » ne veut pas dire « or pur » : une bague en or massif de 18 carats contient 75 % d’or.

Plaqué or
Objet fabriqué dans un autre métal puis recouvert d’une couche d’or. Son poids total ne peut pas être traité comme le poids d’un bijou en or massif. Un examen est nécessaire pour distinguer le placage du métal qui se trouve dessous.

Dorure
Fine couche d’or appliquée sur un objet. Un objet doré peut avoir l’apparence de l’or sans en contenir une quantité comparable à celle d’un bijou en or massif.

Argent doré
Objet en argent recouvert d’or. Il peut présenter un intérêt comme bijou ou objet d’orfèvrerie, mais son métal principal reste l’argent. Le vendre comme s’il était entièrement constitué d’or conduirait à une estimation trompeuse.

Or dentaire
Métal provenant de certains travaux dentaires. Sa composition varie selon les pièces : une couleur jaune ne permet pas de conclure qu’il s’agit d’or pur, ni même de connaître sa proportion d’or. Il faut identifier l’alliage avant d’en calculer la valeur.

Lire les poinçons et vérifier le métal

Indication de titre
Nombre inscrit sur l’objet pour annoncer sa teneur en métal précieux, par exemple 375, 585 ou 750. Il s’agit d’un point de départ pour l’identification. Sur un bijou ancien, usé ou modifié, le marquage peut être difficile à lire.

Poinçon de maître
Marque liée au responsable de la composition et de la désignation d’un ouvrage. Elle ne remplace pas l’indication de titre : les deux marques répondent à des questions différentes.

Poinçon officiel
Marque apposée après un contrôle officiel. En Suisse, les boîtes de montre en métaux précieux sont soumises au contrôle et au poinçonnement officiels obligatoires. Pour les autres ouvrages en métaux précieux, le poinçonnement officiel est en principe facultatif.

Faux poinçon
Marquage qui imite une marque reconnue ou annonce un titre que l’objet ne possède pas. La présence de chiffres ou d’un symbole ne dispense donc pas de vérifier le métal lorsque l’authenticité est incertaine.

Bijou sans poinçon apparent
Bijou sur lequel le vendeur ne trouve aucune marque, ou dont la marque est devenue illisible. Cela ne prouve pas, à lui seul, qu’il est dépourvu d’or. Le poinçon peut être minuscule, usé ou situé sur une partie difficile d’accès. Une vérification de la composition reste nécessaire.

Pierre de touche
Support utilisé pour déposer une légère trace de métal en frottant l’objet. Cette trace peut ensuite être examinée avec des réactifs adaptés. Avant un test, vous pouvez demander à l’acheteur où l’objet sera frotté et si une marque restera visible.

Test à l’acide
Méthode employée pour aider à identifier un métal ou à estimer son titre. Son résultat doit être interprété avec soin, notamment pour les objets plaqués ou composés de plusieurs métaux.

Analyse XRF
Analyse par fluorescence X permettant d’obtenir des indications sur la composition de la surface d’un objet. Elle peut être utile, mais une mesure de surface ne raconte pas nécessairement toute l’histoire d’un objet plaqué, creux ou constitué de plusieurs éléments.

Essai du métal
Analyse visant à déterminer le titre réel d’un métal précieux. Dans une conversation, « faire un essai » peut désigner un contrôle rapide ; pour certaines opérations réglementées portant sur des produits de la fonte, le terme a un sens professionnel plus précis.

Authenticité
Confirmation qu’un objet correspond bien à sa description : bijou réellement fabriqué dans l’alliage annoncé, pièce authentique, montre d’origine ou création d’une maison donnée. Les vérifications utiles dépendent du type d’objet.

La noblesse est un héritage, comme l’or et les diamants. Marquis de Vauvenargues.

Comprendre la pesée et le prix proposé

Poids brut
Poids de l’objet entier. Pour une bague sertie, il comprend la monture et la pierre. Pour une montre, il peut inclure le mouvement, le verre, le cadran et d’autres éléments qui ne sont pas en or.

Poids net retenu
Poids de métal pris en compte dans le calcul après exclusion des éléments qui ne correspondent pas au métal évalué. Demandez ce qui a été retranché du poids brut : une pierre, un mécanisme, une partie en acier ou un autre composant.

Poids d’or fin
Quantité d’or pur obtenue en appliquant le titre au poids de l’alliage retenu. Ce chiffre permet de faire le lien entre un bijou et le cours de l’or, même si le prix final peut aussi dépendre de l’intérêt de l’objet.

Pesée par lot
Pesée commune de plusieurs objets. Elle peut être pratique lorsque tous les éléments présentent les mêmes caractéristiques, mais elle devient difficile à comprendre si des bijoux de titres différents sont mélangés. Une pesée séparée facilite la lecture de l’offre.

Balance homologuée
Balance répondant aux exigences applicables à son utilisation commerciale. Voir les objets pesés et connaître le poids retenu pour chacun permet de suivre le calcul proposé.

Cours de l’or
Prix de référence du métal sur le marché. Il évolue dans le temps et peut être affiché en francs, en dollars, par gramme ou par once. Avant de comparer deux chiffres, vérifiez qu’ils concernent la même devise, la même unité et la même pureté.

Prix de l’or au gramme
Expression qui demande toujours une précision. Parle-t-on d’un gramme d’or fin, d’un gramme de bijou 18 carats ou du prix de rachat effectivement payé ? Ces trois montants ne sont pas interchangeables.

Valeur théorique du métal
Calcul indicatif fondé sur le poids d’or fin et un cours de référence. Il aide à comprendre l’ordre de grandeur de la valeur du métal, mais ne constitue pas automatiquement une offre de rachat.

Prix de rachat
Somme que l’acheteur vous propose de payer. C’est le montant concret à examiner une fois le titre, le poids et la nature de l’objet établis.

Décote
Différence entre une valeur de référence et une offre. Pour juger si cette différence est cohérente, il faut d’abord savoir quelle valeur sert de point de comparaison : cours de l’or fin, prix d’un bijou neuf ou prix auquel un objet pourrait être revendu.

Frais de traitement
Coûts qu’un acheteur peut intégrer lorsqu’un objet doit être trié, fondu, analysé ou affiné. Une offre claire permet de savoir si ces coûts sont déjà compris dans le prix annoncé.

Fonte
Opération consistant à faire fondre le métal. Dans le rachat d’or, certains objets sont destinés à être valorisés essentiellement pour leur métal, notamment lorsqu’ils sont cassés ou ne présentent pas d’intérêt particulier à la revente.

Affinage
Traitement destiné à séparer et purifier les métaux contenus dans un alliage. Ce terme apparaît surtout lorsque l’objet est orienté vers une valorisation de sa matière première.

Offre par objet
Proposition détaillant séparément la valeur de chaque bague, chaîne, pièce ou montre. Elle permet de repérer immédiatement si un objet possède une valeur supérieure à celle de son métal.

Offre globale
Montant unique proposé pour l’ensemble des biens. Avant de l’accepter, demandez comment les objets ont été répartis et valorisés, surtout si le lot contient à la fois de vieux bijoux et des pièces de collection.

Reconnaître les objets qui peuvent valoir plus que leur or

Bijou ancien
Bijou dont l’âge peut intéresser un collectionneur ou un acheteur spécialisé. Son état, son style, sa fabrication et son éventuelle signature peuvent compter autant que son poids d’or.

Bijou signé
Bijou portant une marque associée à un créateur ou à une maison. Une signature peut augmenter son intérêt, à condition que l’attribution soit authentifiée. Faire fondre un tel objet sans examiner sa valeur propre pourrait faire perdre cette dimension.

Bijou serti
Bijou portant des pierres. Pour l’évaluer correctement, il faut distinguer le poids de la monture, le poids des pierres et l’éventuelle valeur de celles-ci. Une grosse pierre ne doit pas être simplement comptée comme de l’or sur la balance.

Pierre précieuse
Pierre susceptible d’avoir une valeur indépendante de la monture. Sa nature, sa qualité, ses dimensions et son état demandent parfois un examen spécialisé. Une estimation de l’or ne constitue pas automatiquement une expertise de la pierre.

Débris d’or
Chaînes cassées, boucles d’oreilles dépareillées, fermoirs abîmés et autres fragments. Leur état peut empêcher une revente comme bijoux, mais ils peuvent conserver une valeur liée au métal qu’ils contiennent.

Or pour la fonte
Objet estimé principalement pour sa teneur en or plutôt que pour sa forme, sa marque ou son histoire. La distinction est importante : une bague abîmée et une montre de collection ne devraient pas nécessairement être examinées selon la même logique.

Pièce d’or
Monnaie contenant de l’or. Sa valeur dépend du métal qu’elle renferme, mais peut aussi varier selon son édition, sa rareté, son état et la demande des collectionneurs.

Vreneli
Nom familier de pièces d’or suisses. Avant de vendre un Vreneli, il faut identifier précisément la pièce : tous les exemplaires ne s’évaluent pas uniquement d’après leur poids d’or.

Valeur numismatique
Valeur d’une pièce en tant qu’objet de collection. Elle peut dépasser la valeur de son métal si la pièce présente des caractéristiques recherchées.

Prime de collection
Part de la valeur attribuable à la rareté, à l’état, à la provenance ou à l’intérêt historique d’un objet, en plus de sa valeur métallique.

Médaille
Objet frappé qui peut ressembler à une monnaie sans en être une. Sa composition doit être vérifiée ; son thème, son tirage et son état peuvent aussi intéresser des collectionneurs.

Lingot d’or
Produit en or identifié par un poids et un titre. Son marquage, son fabricant, son numéro éventuel et les documents qui l’accompagnent peuvent faciliter son identification.

Certificat
Document relatif à un lingot, une pierre, une montre ou un bijou. Il est utile s’il correspond réellement à l’objet présenté. Conservez-le avec son emballage ou ses références lorsque vous les possédez.

Montre en or
Montre comportant des éléments en or, notamment dans le boîtier ou le bracelet. Son poids total ne représente pas un poids d’or : elle contient aussi un mouvement et d’autres matériaux. Sa marque, son modèle et son état peuvent justifier une évaluation horlogère distincte.

Argenterie
Ensemble d’objets en argent, comme des couverts, plats ou pièces d’orfèvrerie. Elle peut être présentée lors d’une estimation de métaux précieux, mais sa composition et son prix ne se confondent pas avec ceux de l’or.

Métal argenté
Objet en métal commun recouvert d’une couche d’argent. Il faut le distinguer de l’argent massif, comme on distingue un bijou plaqué or d’un bijou constitué d’un alliage d’or.

Les mots utiles lors d’une vente en Suisse

Acheteur professionnel
Personne ou entreprise dont l’activité consiste à acheter des objets ou des métaux précieux. Pour l’achat par métier de métaux précieux usagés, les règles suisses prévoient un enregistrement ou une patente lorsque le seuil réglementaire est atteint. Vous pouvez demander à qui vous vendez et sous quel nom la transaction sera documentée.

OFDF
Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières. Son Contrôle des métaux précieux publie notamment des informations sur les titres, les poinçons et les précautions à prendre lors de la vente d’or usagé.

Estimation
Examen permettant d’identifier l’objet et de proposer une valeur. Une estimation ne vous oblige pas, en elle-même, à accepter l’offre. Demandez à l’avance si elle est gratuite et comment seront réalisés les éventuels tests.

Expertise
Examen plus approfondi qu’une simple pesée. Selon l’objet, elle peut porter sur les pierres, l’horlogerie, la signature d’un bijou ou l’intérêt d’une monnaie pour les collectionneurs.

Rachat à domicile
Rendez-vous au cours duquel l’acheteur examine vos objets chez vous et peut vous faire une offre. Préparez les pièces que vous souhaitez montrer, demandez à voir les pesées et gardez le temps de lire les documents avant toute signature.

Reçu
Document retraçant la vente. Il doit permettre de retrouver qui a vendu, qui a acheté, quels objets ont été concernés et à quel prix. Vérifiez que sa description correspond aux biens remis et conservez votre exemplaire.

Traçabilité
Possibilité de suivre l’origine et le parcours des objets grâce aux informations recueillies lors de la transaction. Pour vous, cela signifie notamment conserver les documents qui établissent ce qui a été vendu et à qui.

Succession
Ensemble des biens transmis après un décès. Lorsque des bijoux ou des pièces proviennent d’une succession, il est utile d’identifier les objets et de clarifier avec les personnes concernées qui décide de leur vente avant de conclure une transaction.

Comparaison des offres
Démarche consistant à demander plusieurs estimations pour les mêmes objets. Pour que la comparaison ait un sens, regardez le montant final proposé, mais aussi les titres retenus, les poids pris en compte et la manière dont les pièces ou bijoux particuliers ont été évalués.

Exemple : pourquoi deux bijoux de même poids ne reçoivent-ils pas la même offre ?

Imaginons deux bagues qui pèsent chacune 10 grammes. La première est en or 750 ; si les 10 grammes correspondent bien à son alliage d’or, elle contient théoriquement 7,5 grammes d’or fin. La seconde est en or 585 et contient théoriquement 5,85 grammes d’or fin. Leur poids affiché sur la balance est identique, mais leur quantité d’or diffère.

Ajoutons maintenant une pierre sur la première bague : son poids total ne peut plus être appliqué directement au titre de l’or. Et si la seconde porte une signature recherchée, elle peut présenter un intérêt commercial indépendant de son métal. C’est pour cela qu’une estimation sérieuse examine chaque objet, au lieu de multiplier simplement le poids total d’un lot par un prix lu en ligne.

Quelles questions poser avant d’accepter une offre ?

Vous n’avez pas besoin de maîtriser tous les termes du métier. Quelques questions suffisent pour suivre l’estimation :

  • Quel titre avez-vous constaté pour chaque objet ?
  • Quel est son poids brut et quel poids de métal retenez-vous ?
  • Les pierres ou les éléments qui ne sont pas en or ont-ils été déduits ?
  • Évaluez-vous cette pièce, cette montre ou ce bijou pour son métal uniquement ?
  • Quel montant proposez-vous pour chaque objet, ou comment avez-vous calculé l’offre globale ?
  • Quel document recevrai-je si j’accepte la vente ?

Vous pouvez préparer vos bijoux, pièces et montres par catégories et apporter les certificats ou factures disponibles. Une fois l’offre expliquée, prenez le temps nécessaire pour décider.

Pour aller plus loin, consultez les conseils de la Confédération pour vendre de l’or et la page consacrée au rachat d’or à Lausanne par GS & Fils.