Choisir un crédit privé en Suisse
Guide complet pour comparer, comprendre et éviter les mauvais choix
Choisir le meilleur crédit privé en Suisse ne revient pas simplement à chercher le taux le plus bas affiché sur une publicité. Un crédit privé est un engagement financier qui peut durer plusieurs années. Il doit donc être choisi avec méthode, prudence et lucidité.
Le meilleur crédit n’est pas forcément celui qui semble le plus rapide, le plus facile ou le plus séduisant au premier regard. C’est celui qui correspond réellement à votre situation, à votre projet, à votre capacité de remboursement et à votre stabilité financière.
Un bon crédit privé doit financer un besoin clair, avec une mensualité supportable, une durée cohérente et un coût total compris avant la signature. Il doit permettre de réaliser un projet sans mettre en danger l’équilibre du budget familial ou personnel.
En Suisse, le crédit à la consommation est encadré. Un organisme sérieux doit analyser la solvabilité du demandeur et éviter qu’un crédit ne provoque une situation de surendettement. Cette protection est importante : elle rappelle qu’un crédit n’est pas un simple produit commercial, mais une responsabilité partagée entre le demandeur et l’établissement qui finance ou accompagne la demande.
Comprendre ce qu’est un crédit privé
Un crédit privé est un prêt accordé à une personne physique pour financer un projet personnel. Le montant est versé au client, puis remboursé par mensualités fixes sur une durée déterminée.
Il peut servir à financer :
- une voiture ;
- des travaux ;
- une formation ;
- des soins ;
- un déménagement ;
- un projet familial ;
- un achat important ;
- un regroupement de crédits ;
- une dépense imprévue ;
- une restructuration du budget personnel.
Le crédit privé se distingue du leasing, qui est généralement lié à l’utilisation d’un véhicule. Il se distingue aussi de la carte de crédit, qui peut créer une dette plus souple mais parfois moins lisible. Il se distingue enfin de l’hypothèque, qui repose sur un bien immobilier.
Le crédit privé est donc un outil souple. Mais cette souplesse exige de la discipline. Il ne doit pas être utilisé pour masquer un déséquilibre durable du budget ou pour financer des dépenses courantes répétées.
La première question : ai-je vraiment besoin d’un crédit ?
Avant de comparer les offres, il faut poser une question simple : le crédit est-il réellement nécessaire ?
Dans certains cas, la réponse est oui. Une voiture peut être indispensable pour travailler. Des travaux peuvent éviter une dégradation du logement. Une formation peut améliorer une situation professionnelle. Un regroupement de crédits peut simplifier un budget devenu trop dispersé.
Dans d’autres cas, il vaut mieux attendre, épargner, réduire le projet ou chercher une solution moins coûteuse.
Un crédit privé peut être utile lorsqu’il finance un projet concret. Il devient dangereux lorsqu’il sert à compenser un budget qui ne tient déjà plus. Si le crédit sert à payer le loyer, les primes d’assurance, les impôts courants ou les factures du mois, il faut d’abord traiter le problème budgétaire de fond.
Le bon réflexe consiste donc à distinguer :
- le besoin urgent ;
- le besoin utile ;
- le confort ;
- l’achat impulsif ;
- la dépense reportable ;
- la dette déjà existante.
Cette étape évite de prendre un crédit par réflexe alors qu’une autre solution serait plus saine.
Calculer sa capacité de remboursement
Le cœur du choix d’un crédit privé se trouve dans la capacité de remboursement. Il ne suffit pas de savoir combien vous voulez emprunter. Il faut savoir combien vous pouvez rembourser chaque mois sans vous fragiliser.
Pour cela, il faut additionner toutes les charges fixes :
- loyer ou hypothèque ;
- assurances maladie ;
- assurances privées ;
- impôts ;
- frais de transport ;
- alimentation ;
- téléphone ;
- internet ;
- enfants ;
- pensions éventuelles ;
- crédits existants ;
- leasing ;
- cartes de crédit ;
- frais professionnels ;
- frais médicaux réguliers.
Ensuite, il faut conserver une marge pour les imprévus. Un budget sans marge est dangereux. Même si la mensualité passe sur le papier, elle peut devenir lourde dès qu’une facture exceptionnelle arrive.
Le bon crédit est celui qui reste supportable même pendant un mois moins favorable.
L’argent n’est bon à rien jusqu’à ce que vous faites l’expérience de sa vraie valeur . P. T. Barnum
Ne pas raisonner seulement sur le salaire
Beaucoup de personnes pensent qu’un bon salaire suffit pour obtenir un bon crédit. Ce n’est pas toujours vrai.
La banque ou le courtier analyse surtout le rapport entre les revenus et les charges. Une personne avec un revenu élevé mais de grosses dépenses peut avoir une capacité de remboursement limitée. Une autre, avec un revenu plus modeste mais des charges faibles, peut présenter un dossier plus équilibré.
La stabilité compte aussi. Un revenu régulier, un contrat solide, une ancienneté professionnelle et un historique de paiement correct rassurent davantage qu’un revenu irrégulier ou difficile à documenter.
La qualité du dossier dépend donc de plusieurs éléments :
- revenu net ;
- stabilité du poste ;
- type de contrat ;
- ancienneté dans l’emploi ;
- charges fixes ;
- situation familiale ;
- historique de paiement ;
- poursuites éventuelles ;
- crédits existants ;
- permis de séjour ;
- âge ;
- durée de résidence en Suisse.
Le meilleur crédit privé est celui qui tient compte de toute cette réalité, pas seulement du montant demandé.
Le taux affiché n’est pas toujours le taux obtenu
Les publicités de crédit mettent souvent en avant un taux attractif. On peut lire des formules comme “dès 4,9 %” ou “à partir de 5,9 %”. Ces taux peuvent être réels pour certains profils, mais ils ne sont pas garantis pour tous.
Le taux final dépend de l’analyse du dossier. Plus le profil est considéré comme stable et peu risqué, plus les conditions peuvent être favorables. À l’inverse, un dossier plus fragile peut recevoir un taux plus élevé ou être refusé.
Il ne faut donc pas choisir un prestataire uniquement parce qu’il affiche le taux minimal le plus bas. Il faut attendre l’offre réelle, calculée sur votre situation.
Le bon réflexe est de comparer :
- le taux annuel effectif ;
- la mensualité ;
- la durée ;
- le coût total ;
- les conditions de remboursement ;
- la souplesse ;
- la qualité du conseil.
Un taux faible avec une durée trop longue peut coûter plus cher qu’un taux légèrement supérieur sur une durée mieux maîtrisée.
Comprendre le coût total du crédit
Le coût total est l’un des éléments les plus importants. Pourtant, beaucoup de demandeurs regardent surtout la mensualité.
Une mensualité basse peut sembler rassurante, mais elle peut cacher une durée très longue. Plus la durée est longue, plus vous payez des intérêts longtemps. Le coût total augmente donc.
Exemple de logique simple :
- durée courte : mensualité plus élevée, coût total plus bas ;
- durée longue : mensualité plus basse, coût total plus élevé.
Il ne faut pas chercher automatiquement la mensualité la plus basse. Il faut chercher la mensualité la plus confortable avec la durée la plus raisonnable possible.
La vraie question est donc :
combien vais-je payer au total pour ce crédit ?
Avant de signer, vous devez connaître :
- le montant emprunté ;
- le montant mensuel ;
- le nombre de mensualités ;
- le taux ;
- le coût total des intérêts ;
- le montant total remboursé.
Un crédit transparent doit permettre de comprendre ces éléments sans ambiguïté.
Choisir la bonne durée
La durée est un levier puissant. Elle influence directement la mensualité et le coût total.
Une durée courte peut être intéressante si votre budget permet de supporter une mensualité plus élevée. Elle permet de se libérer plus vite de la dette et de réduire le coût global.
Une durée moyenne est souvent un bon compromis. Elle permet de garder une mensualité raisonnable sans prolonger exagérément le remboursement.
Une durée longue peut être utile pour un montant important ou pour restructurer un budget, mais elle doit être choisie avec prudence. Elle ne doit pas servir à rendre acceptable un crédit qui ne l’est pas vraiment.
La durée doit aussi correspondre au projet financé.
Pour une voiture, il faut éviter de rembourser encore longtemps un véhicule qui aura fortement perdu de sa valeur.
Pour des travaux durables, une durée plus longue peut être logique.
Pour une dépense ponctuelle ou consommée rapidement, une durée courte ou moyenne est préférable.
Définir le bon montant
Emprunter trop peu peut poser problème. Vous risquez de manquer de fonds et de devoir refaire une demande.
Emprunter trop peut être encore plus dangereux. Vous augmentez votre dette, votre mensualité et le coût total sans nécessité.
Le bon montant doit être calculé avec précision.
Pour une voiture, il faut penser au prix d’achat, mais aussi à l’assurance, l’entretien, les pneus, les frais d’immatriculation et les éventuelles réparations.
Pour des travaux, il faut tenir compte des devis, des imprévus, des finitions et des coûts annexes.
Pour une formation, il faut intégrer les frais d’inscription, les supports, les déplacements et parfois une baisse temporaire de revenu.
Pour un rachat de crédit, il faut connaître les soldes exacts des engagements existants, les mensualités actuelles et les conditions de clôture.
Le bon crédit commence par un montant clair.
Banque directe ou courtier : que choisir ?
En Suisse, vous pouvez demander un crédit directement auprès d’une banque ou passer par un courtier.
Une banque directe propose ses propres produits. Elle analyse votre dossier selon ses critères. C’est une solution simple si votre profil correspond bien à ses conditions.
Un courtier compare plusieurs partenaires financiers. Il peut aider à orienter le dossier vers l’établissement le plus adapté. C’est intéressant si vous voulez comparer, si votre situation est particulière ou si vous envisagez un rachat de crédit.
La banque directe peut convenir si :
- votre situation est simple ;
- vos revenus sont stables ;
- vous avez peu de charges ;
- vous savez déjà ce que vous voulez ;
- vous préférez une relation directe avec l’établissement prêteur.
Le courtier peut être utile si :
- vous voulez comparer plusieurs options ;
- vous avez déjà des crédits ;
- vous souhaitez regrouper des dettes ;
- votre dossier demande une analyse plus fine ;
- vous ne savez pas quelle banque cibler ;
- vous voulez éviter les demandes multiples désordonnées.
Le bon choix dépend du profil du demandeur.
L’importance de ne pas multiplier les demandes
Déposer plusieurs demandes partout en même temps peut sembler logique pour comparer. En réalité, cela peut devenir contre-productif.
Une demande de crédit doit être préparée. Il faut présenter un dossier clair, cohérent et complet. Si vous envoyez des demandes approximatives à plusieurs endroits, vous risquez d’obtenir des réponses dispersées, des refus ou des conditions mal adaptées.
Il vaut mieux analyser le dossier avant de le transmettre.
Un bon conseiller ne doit pas envoyer votre demande n’importe où. Il doit réfléchir à la stratégie : montant, durée, établissement adapté, documents nécessaires, situation professionnelle, crédits existants, objectif réel.
Une demande bien préparée vaut mieux que dix demandes mal ciblées.
Préparer les documents nécessaires
Un crédit privé sérieux demande des justificatifs. C’est normal. L’établissement doit vérifier la situation du demandeur.
Les documents peuvent comprendre :
- pièce d’identité ;
- permis de séjour si nécessaire ;
- fiches de salaire ;
- contrat de travail ;
- extrait de poursuites ;
- justificatif de loyer ;
- documents fiscaux ;
- justificatifs de crédits existants ;
- décomptes de cartes de crédit ;
- documents de leasing ;
- devis liés au projet ;
- documents comptables pour indépendant.
Un dossier complet facilite l’analyse. Un dossier incomplet ralentit la décision et peut donner une impression de fragilité.
Il faut donc préparer les documents avant de déposer la demande. Cela montre aussi que le projet est sérieux.
Crédit privé pour salarié
Pour un salarié, l’analyse repose principalement sur le revenu régulier, le contrat de travail, l’ancienneté et les charges.
Un salarié en contrat stable, avec un revenu régulier et un budget équilibré, présente généralement un dossier plus simple. Mais il faut rester prudent. Même avec un bon salaire, un loyer élevé, des enfants, des impôts importants ou des crédits existants peuvent réduire la capacité réelle.
Une période d’essai, un contrat temporaire ou un revenu variable peut compliquer la demande. Cela ne signifie pas forcément que le crédit est impossible, mais l’analyse sera plus stricte.
Le salarié doit éviter de choisir une mensualité calculée au maximum de ses possibilités. Un crédit doit rester confortable, pas seulement acceptable.
Crédit privé pour indépendant
Pour un indépendant, l’analyse est souvent plus complexe. Les revenus peuvent varier d’un mois à l’autre ou d’une année à l’autre.
Il faut généralement prouver la stabilité de l’activité. Les documents demandés peuvent inclure les taxations, les comptes, les bilans, les revenus déclarés ou d’autres justificatifs.
L’indépendant doit raisonner sur une moyenne prudente, pas sur les meilleurs mois. Il doit aussi tenir compte de ses charges professionnelles, de ses impôts, de ses assurances sociales et des périodes plus calmes.
Un crédit privé peut être possible pour un indépendant, mais il doit être structuré avec prudence. La mensualité doit rester compatible avec la réalité de l’activité.
Crédit privé et permis de séjour
Pour les personnes étrangères vivant en Suisse, le type de permis peut influencer l’analyse. Les établissements tiennent compte de la stabilité de la résidence, du contrat de travail, de l’ancienneté en Suisse et de la durée du permis.
Un permis C est généralement plus simple à analyser. Un permis B peut être accepté selon le profil. D’autres situations peuvent demander une étude plus spécifique.
Il ne faut pas voir cela comme une simple barrière administrative. Les prêteurs cherchent à évaluer la stabilité globale du dossier.
Un courtier peut parfois aider à identifier les établissements les plus adaptés selon le type de permis et la situation professionnelle.
Crédit privé et poursuites
Les poursuites compliquent fortement une demande de crédit. Elles signalent un problème de paiement passé ou actuel. Les établissements suisses les prennent très au sérieux.
Une personne avec des poursuites ouvertes ou des actes de défaut de biens peut rencontrer un refus. Dans ce cas, il faut se méfier des promesses trop faciles.
Un prestataire qui annonce un crédit garanti malgré une situation très dégradée doit inspirer la prudence. En Suisse, un crédit sérieux implique une analyse sérieuse.
Avant de demander un nouveau crédit, il peut être préférable de régulariser les poursuites, stabiliser le budget et reconstruire un dossier plus solide.
Crédit privé ou leasing pour une voiture
Pour financer une voiture, le choix entre crédit privé et leasing revient souvent.
Avec un crédit privé, vous achetez le véhicule. Vous en êtes propriétaire. Vous remboursez le crédit, mais la voiture vous appartient.
Avec un leasing, vous utilisez le véhicule selon un contrat. Vous devez respecter des conditions précises : durée, kilométrage, entretien, assurance, restitution.
Le crédit privé peut être plus adapté si vous voulez :
- garder la voiture longtemps ;
- rouler beaucoup ;
- éviter les limites de kilométrage ;
- rester libre sur la revente ;
- choisir plus librement votre assurance ;
- devenir propriétaire du véhicule.
Le leasing peut être intéressant si vous voulez changer régulièrement de voiture et si vous acceptez le cadre contractuel.
Le meilleur choix dépend de votre usage réel, pas seulement de la mensualité affichée.
Crédit privé pour travaux
Un crédit privé peut financer des travaux de rénovation ou d’aménagement.
Il peut s’agir de :
- cuisine ;
- salle de bain ;
- peinture ;
- sols ;
- isolation ;
- fenêtres ;
- chauffage ;
- aménagement extérieur ;
- rénovation partielle ;
- amélioration énergétique.
Pour des travaux importants, il faut comparer le crédit privé avec d’autres solutions, notamment une augmentation hypothécaire si vous êtes propriétaire.
Le crédit privé peut être pratique pour des montants raisonnables ou des travaux rapides. Mais la durée doit rester cohérente avec la nature des travaux.
Financer une rénovation durable sur plusieurs années peut se défendre. Financer une dépense légère sur une durée trop longue est moins judicieux.
Crédit privé pour formation
Un crédit destiné à une formation peut être un investissement personnel. Il peut améliorer les perspectives professionnelles, permettre une reconversion ou renforcer une qualification.
Mais il faut analyser le projet avec sérieux.
La formation va-t-elle réellement améliorer votre situation ?
Le diplôme ou certificat est-il reconnu ?
Le revenu futur attendu est-il réaliste ?
La mensualité est-elle supportable pendant la formation ?
Existe-t-il une autre solution de financement ?
Il ne faut pas prendre un crédit uniquement sur une promesse vague d’amélioration future. Le projet doit être solide.
Crédit privé pour soins ou dépenses médicales
Certains soins peuvent entraîner des coûts importants. Un crédit privé peut parfois aider, mais il faut rester prudent.
Avant d’emprunter, il faut vérifier :
- la couverture de l’assurance ;
- les remboursements possibles ;
- les plans de paiement proposés ;
- le caractère urgent du soin ;
- les alternatives ;
- le montant exact ;
- la capacité de remboursement.
La santé est un domaine sensible. Il ne faut pas ajouter une pression financière excessive à une situation déjà lourde.
Le rachat de crédit
Le rachat de crédit consiste à regrouper plusieurs engagements en un seul. Cela peut concerner des crédits privés, cartes de crédit, leasings ou autres dettes admissibles selon les cas.
Les objectifs peuvent être :
- réduire la mensualité globale ;
- simplifier le budget ;
- remplacer plusieurs échéances par une seule ;
- obtenir un taux plus favorable ;
- retrouver une meilleure visibilité ;
- éviter l’accumulation de petites dettes.
Mais le rachat de crédit doit être étudié avec attention. Une mensualité plus basse peut cacher une durée beaucoup plus longue. Le coût total peut alors augmenter.
Un bon rachat de crédit améliore réellement la situation. Un mauvais rachat ne fait que repousser le problème.
Lire le contrat avant de signer
Avant de signer, il faut lire le contrat calmement.
Il faut vérifier :
- le montant emprunté ;
- le montant effectivement versé ;
- la durée ;
- la mensualité ;
- le taux ;
- le coût total ;
- les conditions de remboursement anticipé ;
- les éventuelles assurances ;
- les frais ;
- les obligations du client ;
- les conséquences en cas de retard.
Il ne faut jamais signer sous pression. Un conseiller sérieux doit laisser le temps de comprendre.
Si un élément n’est pas clair, il faut demander une explication avant signature.
L’assurance crédit
Certains crédits peuvent proposer une assurance. Elle peut couvrir certains risques comme décès, incapacité de travail ou chômage selon les conditions du contrat.
Cette assurance peut être utile dans certains cas, mais elle a un coût. Elle ne doit pas être acceptée automatiquement.
Il faut comprendre :
- ce qui est couvert ;
- ce qui est exclu ;
- le prix ;
- la durée ;
- les conditions d’activation ;
- si elle est obligatoire ou facultative ;
- si vous avez déjà une couverture équivalente.
Une assurance n’est intéressante que si elle répond à un vrai besoin.
Le remboursement anticipé
Le remboursement anticipé est un point important. Si votre situation s’améliore, si vous recevez un bonus, une prime, une vente ou une rentrée d’argent, vous pouvez vouloir rembourser le crédit plus vite.
Cela peut réduire le coût total.
Avant de signer, il faut donc vérifier si le remboursement anticipé est possible et comment les intérêts sont recalculés.
Un crédit souple est souvent préférable à un crédit trop rigide.
Les erreurs fréquentes
Les erreurs les plus courantes sont les suivantes :
- choisir uniquement selon le taux affiché ;
- ignorer le coût total ;
- emprunter trop ;
- choisir une durée trop longue ;
- accepter une mensualité trop élevée ;
- multiplier les demandes ;
- signer trop vite ;
- cacher des informations ;
- oublier les impôts ;
- financer des dépenses courantes ;
- croire aux crédits garantis ;
- négliger les conditions de remboursement anticipé ;
- confondre rapidité et qualité.
Un crédit privé doit être une décision construite, pas une réaction dans l’urgence.
Les signes d’un bon prestataire
Un bon prestataire doit être transparent. Il doit expliquer son rôle, ses conditions, les étapes de la demande et les documents nécessaires.
Il doit poser des questions sérieuses. Il doit analyser le budget. Il doit refuser ou ajuster une demande si elle semble risquée.
Un bon interlocuteur ne cherche pas à vous faire emprunter le maximum. Il cherche à trouver une solution adaptée.
Les signes positifs sont :
- coordonnées claires ;
- explications compréhensibles ;
- absence de pression ;
- analyse de solvabilité ;
- contrat lisible ;
- conseil personnalisé ;
- transparence sur les coûts ;
- respect du cadre légal ;
- prudence sur la mensualité ;
- capacité à expliquer les alternatives.
Les signes d’alerte
Certains signaux doivent inciter à la prudence :
- promesse de crédit garanti ;
- aucun contrôle demandé ;
- frais à payer à l’avance ;
- absence d’adresse claire ;
- pression pour signer immédiatement ;
- discours flou sur le prêteur ;
- taux miraculeux ;
- acceptation annoncée malgré une situation très fragile ;
- manque de documents contractuels ;
- conseiller impossible à joindre clairement.
Un crédit sérieux ne se construit pas sur des promesses vagues.
Comment comparer deux offres
Pour comparer correctement deux offres, il faut utiliser les mêmes critères.
| Critère | Offre 1 | Offre 2 |
|---|---|---|
| Montant demandé | ||
| Montant versé | ||
| Taux | ||
| Durée | ||
| Mensualité | ||
| Coût total | ||
| Assurance | ||
| Frais éventuels | ||
| Remboursement anticipé | ||
| Souplesse | ||
| Qualité du conseil |
Ce tableau évite de se laisser impressionner par une seule donnée. Le crédit doit être comparé dans son ensemble.
Quand le crédit privé est une bonne solution
Le crédit privé peut être une bonne solution lorsque :
- le projet est clair ;
- le montant est raisonnable ;
- le revenu est stable ;
- la mensualité reste confortable ;
- le coût total est compris ;
- la durée est cohérente ;
- le contrat est transparent ;
- le prestataire est sérieux.
Il peut être utile pour financer une voiture nécessaire, des travaux utiles, une formation cohérente ou un regroupement de crédits bien structuré.
Quand il vaut mieux éviter le crédit privé
Il vaut mieux éviter le crédit si :
- le budget est déjà déséquilibré ;
- le crédit sert à payer les charges courantes ;
- le revenu est trop incertain ;
- le projet est impulsif ;
- la mensualité vous met sous tension ;
- vous avez déjà plusieurs retards ;
- vous ne comprenez pas le contrat ;
- vous sentez une pression commerciale.
Dans ces cas, il vaut mieux réduire le projet, attendre, épargner, négocier certaines dettes ou demander un conseil financier plus global.
La méthode simple pour choisir le meilleur crédit privé
La bonne méthode se résume en plusieurs étapes.
D’abord, définissez le projet. Vous devez savoir pourquoi vous empruntez.
Ensuite, calculez le montant exact. Ne demandez ni trop peu ni trop.
Puis, établissez une mensualité confortable. Elle doit être réaliste, même en cas d’imprévu.
Comparez ensuite les offres sur le coût total, pas seulement sur le taux.
Vérifiez les conditions de remboursement anticipé, les frais éventuels et les assurances.
Enfin, choisissez un interlocuteur fiable, transparent et capable de vous expliquer clairement le contrat.
Memento pour avancer
Choisir le meilleur crédit privé en Suisse demande de la méthode. Le taux compte, mais il ne suffit pas. La mensualité, la durée, le coût total, la souplesse du contrat et la qualité du conseil sont tout aussi importants.
Un crédit privé doit financer un projet sans fragiliser votre équilibre financier. Il doit rester clair, compréhensible et adapté à votre situation réelle.
Le meilleur crédit n’est pas forcément celui que l’on obtient le plus vite. C’est celui que l’on peut rembourser sereinement, avec une vision précise de son coût et de ses conséquences.
Trois acteurs à comparer en Suisse
BANK-now
BANK-now est un acteur bancaire suisse connu pour le crédit privé et le leasing. C’est une option intéressante pour une personne qui souhaite s’adresser directement à un établissement financier structuré.
Homepage :
https://www.credit-now.ch/fr
Contact :
BANK-now SA
Case postale
8810 Horgen
Suisse
Téléphone crédit :
0800 40 40 42
MultiCredit
MultiCredit est un courtier suisse spécialisé dans le crédit privé, le rachat de crédit, le leasing et les solutions de financement. C’est une option intéressante pour comparer plusieurs possibilités plutôt que de s’adresser uniquement à une banque.
Homepage :
https://multicredit.ch/fr/
Contact :
Cashflex MultiCredit GmbH
Dorfplatz 4
6330 Cham
Suisse
Téléphone :
026 322 23 10
Portable :
079 936 31 75
E-mail :
info@multicredit.ch
Best-Finance
Best-Finance est un acteur suisse du crédit privé et de la comparaison de solutions de financement. C’est une option à considérer pour une personne qui souhaite étudier plusieurs possibilités avant de signer.
Homepage :
https://www.bestfinance.ch/fr/
Contact :
Best-Finance Sàrl
Av. d’Echallens 109
Boîte postale 2140
5001 Aarau
Téléphone service clientèle :
021 624 55 45
Téléphone direct :
062 823 08 03
E-mail :
info@bestfinance.ch


Laisser un commentaire